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La perte d'Identité

Entre Rôles et Masques: qui suis-je?



Lorsque l’on devient parent, beaucoup de nouvelles obligations surviennent dans notre vie. C’est une immersion dans un monde inconnu, qui bien qu’ayant souvent été projeté, reste inexploré. Chaque personne qui expérimente cette aventure, arrive donc avec plusieurs bagages :


• Son expérience propre: ce qu’elle a reçu comme éducation et mémoires greffées dans son inconscient; => Parmi ces bagages, nous avons aussi notre propre lien d’attachement avec nos figures parentales qui interviendra avec notre enfant.

• Ses idéaux, ses attentes. En gros, l’image qu’elle se fait de ce qu’est être « parent »;

• Ou encore, son bagage émotionnel : ses ressources propres et ses limites (la réalité). Face à tous ces éléments, nous adoptons alors un nouveau rôle, en lien avec le parent auquel nous nous sommes « programmés »; la plupart du temps sans même en avoir conscience! Les anciens rôles VS le nouveau rôle:

Qui plus est, c'est un véritable chamboulement pour les nouveaux parents qui jusqu'alors avaient (principalement) expérimenté 2 rôles :


* La Femme/l'Homme

* La petite fille/le petit garçon


Alors qu'avant il pouvait régulièrement y avoir une bascule entre les deux casquettes de nos personnalités, voilà que d'un coup, la part petite fille/petit garçon en nous se doit de devenir la maman ou le papa d'un petit enfant. Et comme on le dit souvent, les êtres humains ne sont "pas finis"! On comprend alors bien les difficultés auxquelles chaque personne doit faire face dans cette période intense de chamboulement et de transformations. C'est pourquoi un accompagnement sur-mesure est parfois indispensable pour nous aider à y voir clair et à avancer dans ces transitions auxquelles nous sommes nouvellement confrontés.

Il existe de nombreuses réactions face à cette nouveauté:

  • Nous avons les personnes qui vont reproduire exactement ce qu’elles ont reçu (bien souvent pendant leurs 7 premières années).

  • Les personnes qui écouteront tous les conseils de celles qui font « figure d’autorité » pour elles. Avec la peur de « mal faire », de ne pas être à la hauteur...

  • Nous avons aussi celles qui veulent absolument aller contre ce qu’elles ont connu, de manière épidermique parfois. Dont les actes vont être dictés par un phénomène réactionnel, plus que par un choix véritablement conscientisé.

  • Ou encore, les parents qui veulent absolument correspondre aux idéaux qu’ils se sont fixés. Mais qui se font inévitablement à un moment ou un autre, rattraper par la réalité : leurs limites intérieures ou les enjeux extérieurs. C’est ce que j’appelle le syndrome de « SUPER maman/papa » (alias super héros) ! Dans ces cas-là, la culpabilité pourrait pointer son nez à chaque confrontation entre leur mode « super-héros » et la réalité.


La parentalité en toute conscience, ça se prépare, ça se travaille; ça s’apprend.


 

Allié à cette perte d’identité, il va y avoir ces moments où le parent va amplifier certains masques.



En voici un bien connu: le « masque social »:


  • C’est celui qui sert lorsque les personnes que le parent croise, vont lui dire une phrase du genre « Que du bonheur ce beau bébé! ».

  • Celui qui va cacher un sourire lorsqu’on demande : « tu vas bien? »; alors que la nuit passée et les 5 précédentes, le parent a dormi 3h entre-coupé parce que bébé faisait ses dents…

  • Celui qui va masquer sa contrariété en restant passif en public, parce que le jeune enfant aura eu un geste ou un mot que le parent désapprouve dans son cercle intime. Mais là, devant les autres, il faut faire bonne figure n’est-ce pas? Après tout, « nous sommes la génération de la parentalité positive et bienveillante! »/ « La colère n’a pas sa place »…

  • Le parent qui va retenir ses larmes lorsqu’il pense parfois: « je ne m’attendais pas à ce que ça soit si difficile ». Et cette phrase bannie dans notre société mais qui traverse tellement de parents: « des fois de me demande comment ça aurait été si je n’avais pas eu ce bébé »… Mais non, ça ne se dis pas! Ca ne se pense pas ce genre de choses quand on aime son enfant, n’est-ce pas? Alors cachons nous de cette pensée. Enterrons-là bien enfouie au fond de nous. Mais remplissons tout de même notre jauge de culpabilité rien que pour avoir Osé y penser!

Laissez-moi vous dire quelque chose… Cette pensée est très commune et s'est déjà manifestée chez la majorité des parents lorsqu'ils étaient à bout. Je dirais même, (bien que j’utilise peu ce terme): c’est NORMAL!


Ce qui est dérangeant, c’est si elle revient à la charge encore et encore. Dans ces cas là, c’est bien un indicateur qu’il y a un déséquilibre et que votre santé mentale mérite que vous lui accordiez du temps, en vous tournant vers un professionnel pour vous écouter et vous accompagner.



le mot de la fin


Les Doulas formées en coaching périnatal, sont là pour vous poser les bonnes questions, afin de vous accompagner dans votre connexion à votre être authentique: celui qui ressent, pense et éprouve sa propre vérité. Au besoin, nous pourrons aussi vous orienter vers des partenaires spécifiques en lien avec vos maux et difficultés. Et surtout, nous prendrons ce temps de qualité où vous pourrez vous déposer en toute sécurité. Où vous serez écoutés, accueillis, accompagnés dans le non-jugement et en toute "détabouisassions" !





Chaleureusement,


Laura Munoz

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